Ce n’est pas un pêché que d’aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur. Puis, quand vous déferlez depuis Arafat, invoquez Allah, à Al Mash’ar Al-Harâm (Al-Muzdalifah). Et invoquez-Le comme Il vous a montré la bonne voie, quoiqu’auparavant vous étiez du nombre des égarés.1
Traduction : Muhammad Hamidullah (français)
1 D’aller en quête de quelque grâce: expression assez fréquente. Les commentateurs y voient le profit que les hommes tirent du commerce, lequel profit est considéré comme étant une grâce d’Allah. Quand vous sortez d’˒Arafāt, etc.: Rites du pèlerinage (voir la note au v. 196). Maš˒ar-al-Ḥaram: c’est al-Muzdalifa. Ce verset abolit la pratique de Mecquois de l’anté-Islam qui, lors du pèlerinage, s’arrêtaient à Muzdalifa et n’allaient pas jusqu’au Mont d’˒Arafāt.
Vous ne commettez pas de péché en cherchant à vivre de manière licite par la pratique du négoce ou d’autres activités, durant le Grand Pèlerinage. Lorsque vous descendez d‘Arafât, après être restés là-bas le neuvième jour du mois de Dhû al-Ħijjah, et que vous vous rendez à Muzdalifah la nuit du dixième jour, évoquez Allah en proclamant Sa Gloire (`at-tasbîħu) et Son Unicité (`at-tahlîlu) et en L’invoquant dans le Lieu Sacré (`al-mach’aru l-ħarâmu) qu’est Muzdalifah. Et évoquez Allah pour vous avoir guidés dans la pratique de Sa religion et des rites du Grand Pèlerinage, car vous étiez auparavant inattentifs à Sa Législation.