Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux- mêmes; et ses épouses sont leurs mères. Les liens de consanguinité ont [dans les successions] la priorité [sur les liens] unissant les croyants [de Médine] et les émigrés [de la Mecque] selon le livre d’Allah, à moins que vous ne fassiez un testament convenable en faveur de vos frères en religion. Et cela est inscrit dans le Livre.1
Traduction : Muhammad Hamidullah (français)
1 Ses épouses sont leurs mères: les croyants n’ont pas le droit de les épouser. Priorité: ce verset met fin à l’autorisation accordée aux Mouhajirounes et Ansārs de s’hériter mutuellement. Le livre: La Table bien gardée: Al-Lawḥ-al-Maḥfūẓ.
وَٱلۡمُهَٰجِرِينَet les émigrés parmi les compagnons du Prophètewal-muhājirīna
إِلَّآsaufillā
أَنquean
تَفۡعَلُوٓاْvous fassieztafʿalū
إِلَىٰٓenversilā
أَوۡلِيَآئِكُمvos alliésawliyāikum
مَّعۡرُوفٗاۚdu bien convenable.maʿrūfan
كَانَEstkāna
ذَٰلِكَceladhālika
فِيdansfī
ٱلۡكِتَٰبِLe Livrel-kitābi
مَسۡطُورٗاécrit.masṭūran
Tafsir
Le Prophète Muħammad a plus de droit sur les croyants qu’ils en ont sur eux-mêmes dans tout ce qu’il les appelle, même s’ils penchent vers des choses différentes de celles auxquelles il les appelle. Ses épouses sont les mères de tous les croyants et il est illicite à tout croyant d’épouser l’une d’entre elles après sa mort. Dans le jugement d’Allah, concernant l’héritage, les liens du sang prévalent sur les liens de la foi et de la migration pour la cause d’Allah. Des gens ont en effet hérité sur la base des liens de la foi et de la migration pour la cause d’Allah et dorénavant, cette forme d’héritage est abrogée sauf si, ô croyants, vous faites une faveur à vos affranchis qui n’héritent pas de vous et êtes bienfaisants envers eux, vous êtes libres d’agir ainsi. Ce jugement est tracé dans la Table Préservée et il doit être exécuté.