Appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux.1
Traduction : Muhammad Hamidullah (français)
1 Appelez-les: les enfants adoptifs. Ce verset fut révélé à propos de Zayd Ibn Hariṯa qui vivait sous le toit du Prophète comme son propre enfant et qu’on appelait Zayd Ibn Muḥammad. Ce verset et ce qui le précède rendent inopérante l’adoption et le Prophète fut le premier à l’appliquer à l’égard de Zayd.
لِأٓبَآئِهِمۡpar (les noms de) leurs ancêtres,liābāihim
هُوَil (est)huwa
أَقۡسَطُplus justeaqsaṭu
عِندَauprèsʿinda
ٱللَّهِۚ(d’)Allâh.l-lahi
فَإِنEt ensuite, sifa-in
لَّمۡne paslam
تَعۡلَمُوٓاْvous connaisseztaʿlamū
ءَابَآءَهُمۡleurs ancêtres,ābāahum
فَإِخۡوَٰنُكُمۡalors (ils sont) vos frèresfa-ikh'wānukum
فِيdansfī
ٱلدِّينِla religionl-dīni
وَمَوَٰلِيكُمۡۚet vos alliés.wamawālīkum
وَلَيۡسَEt il n’y a paswalaysa
عَلَيۡكُمۡà vousʿalaykum
جُنَاحٞ(de) péchéjunāḥun
فِيمَآdans ce (par) quoifīmā
أَخۡطَأۡتُمvous avez fait par erreurakhṭatum
بِهِۦpar luibihi
وَلَٰكِنmaiswalākin
مَّا(dans) ce qu’mā
تَعَمَّدَتۡont conclutaʿammadat
قُلُوبُكُمۡۚvos cœurs (de faire).qulūbukum
وَكَانَEt estwakāna
ٱللَّهُAllâhl-lahu
غَفُورٗاtrès pardonneur,ghafūran
رَّحِيمًاtrès miséricordieux.raḥīman
Tafsir
Affiliez ceux que vous prétendez être vos fils à leurs véritables pères car ceci est plus juste pour Allah et si vous ne connaissez pas l’identité de vos pères, ce sont vos frères en religion et vos affranchis. Appelez-les donc lorsque vous vous adressez à eux « ô mon frère » ou « ô mon cousin » par exemple et il n’est rien reproché à l’un d’entre vous qui affilie par erreur un affranchi à son ancien maître mais vous commettez un péché lorsque vous le faites sciemment. Allah pardonne à ceux de Ses serviteurs qui se repentent et est miséricordieux envers eux puisqu’Il ne leur reproche pas leur faute.