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Al-Baqarah 229

Verset 229 sur 286 · Médinoise

ٱلطَّلَٰقُ مَرَّتَانِۖ فَإِمۡسَاكُۢ بِمَعۡرُوفٍ أَوۡ تَسۡرِيحُۢ بِإِحۡسَٰنٖۗ وَلَا يَحِلُّ لَكُمۡ أَن تَأۡخُذُواْ مِمَّآ ءَاتَيۡتُمُوهُنَّ شَيۡـًٔا إِلَّآ أَن يَخَافَآ أَلَّا يُقِيمَا حُدُودَ ٱللَّهِۖ فَإِنۡ خِفۡتُمۡ أَلَّا يُقِيمَا حُدُودَ ٱللَّهِ فَلَا جُنَاحَ عَلَيۡهِمَا فِيمَا ٱفۡتَدَتۡ بِهِۦۗ تِلۡكَ حُدُودُ ٱللَّهِ فَلَا تَعۡتَدُوهَاۚ وَمَن يَتَعَدَّ حُدُودَ ٱللَّهِ فَأُوْلَٰٓئِكَ هُمُ ٱلظَّٰلِمُونَ ٢٢٩

Le divorce (réconciliable) est permis pour seulement deux fois. Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d’Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d’Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d’Allah ceux-là sont les injustes.1

Traduction : Muhammad Hamidullah (français)

1 Le divorce: après avoir répudié sa femme, l’homme a le droit de la reprendre dans un délai de trois périodes de menstrues. Passé ce délai, il peut encore la reprendre, mais avec un nouveau contrat de mariage. Si pendant le délai de trois mois, ou après le nouveau contrat, l’homme répudie à nouveau sa femme, il peut encore la reprendre une deuxième fois et toujours dans les mêmes conditions. Mais s’il la renvoie une troisième fois, il n’a plus le droit de la reprendre aussi longtemps qu’elle n’aura pas épousé un autre homme, et le nouveau mariage ne peut être conclu qu’en cas de divorce avec le nouveau mari ou après son décès.

Mot à mot

Le sens et la prononciation de chaque mot

  1. ٱلطَّلَٰقُLe divorceal-ṭalāqu
  2. مَرَّتَانِۖ(est) deux fois.marratāni
  3. فَإِمۡسَاكُۢEt ensuite (il y a re)prise fermefa-im'sākun
  4. بِمَعۡرُوفٍavec du convenablebimaʿrūfin
  5. أَوۡouaw
  6. تَسۡرِيحُۢde la libération par divorcetasrīḥun
  7. بِإِحۡسَٰنٖۗavec bienfaisance.bi-iḥ'sānin
  8. وَلَاEt n’walā
  9. يَحِلُّest (pas) autoriséyaḥillu
  10. لَكُمۡà vouslakum
  11. أَنdean
  12. تَأۡخُذُواْprendretakhudhū
  13. مِمَّآde ce quemimmā
  14. ءَاتَيۡتُمُوهُنَّvous leur avez donnésātaytumūhunna
  15. شَيۡـًٔاquoi que ce soitshayan
  16. إِلَّآsaufillā
  17. أَنs’an
  18. يَخَافَآils ont tous deux peuryakhāfā
  19. أَلَّاque ne pasallā
  20. يُقِيمَاils pourront se conformeryuqīmā
  21. حُدُودَ(aux) limitesḥudūda
  22. ٱللَّهِۖ(d’)Allâh.l-lahi
  23. فَإِنۡEt ensuite sifa-in
  24. خِفۡتُمۡvous avez peurkhif'tum
  25. أَلَّاque ne pasallā
  26. يُقِيمَاils pourront se conformeryuqīmā
  27. حُدُودَ(aux) limitesḥudūda
  28. ٱللَّهِ(d’)Allâh,l-lahi
  29. فَلَاalors (il n’y a) aucunfalā
  30. جُنَاحَpéchéjunāḥa
  31. عَلَيۡهِمَاà eux deuxʿalayhimā
  32. فِيمَاdans ce (avec) quoifīmā
  33. ٱفۡتَدَتۡelle se rachèteif'tadat
  34. بِهِۦۗavec lui.bihi
  35. تِلۡكَCelles-làtil'ka
  36. حُدُودُ(sont les) limitesḥudūdu
  37. ٱللَّهِ(d’)Allâh,l-lahi
  38. فَلَاdonc nefalā
  39. تَعۡتَدُوهَاۚles transgressez (pas).taʿtadūhā
  40. وَمَنEt quiconquewaman
  41. يَتَعَدَّtransgresseyataʿadda
  42. حُدُودَ(les) limitesḥudūda
  43. ٱللَّهِ(d’)Allâh,l-lahi
  44. فَأُوْلَٰٓئِكَalors ceux-làfa-ulāika
  45. هُمُ(sont) euxhumu
  46. ٱلظَّٰلِمُونَles injustes.l-ẓālimūna

Tafsir

Le nombre de répudiations après lesquelles l’époux peut reprendre son épouse est de deux. Il lui est possible de la répudier une première fois et de reprendre la vie commune, puis de répudier une seconde fois et de reprendre une nouvelle fois la vie commune. Après ces deux répudiations, soit il continue de vivre convenablement avec son épouse soit il la répudie définitivement avec bienfaisance envers elle en s’acquittant de ses droits. Ô époux, il ne vous est pas permis de reprendre ce que vous avez remis à vos épouses comme douaire( ) (`al-mahru) sauf si l’épouse déteste son époux en raison d’un défaut dans son physique ou sa moralité et que les époux pensent qu’ils ne pourront pas s’acquitter de leurs droits mutuels en raison de cette aversion. Dans ce cas, ils exposent leur affaire à un parent ou à une autre personne. Si les tuteurs des époux craignent que ces derniers ne soient pas en mesure de respecter leurs obligations conjugales, il n’y a pas de mal à ce que l’épouse se rachète par une somme qu’elle remet à l’époux en échange de sa répudiation. Ces jugements constituent la ligne de démarcation entre le licite et l’illicite, ne franchissez donc pas ces limites. Ceux qui franchissent les limites fixées par Allah en matière de licite et d’illicite se montrent injustes envers eux-mêmes en courant à leur perte et en s’exposant à la colère et à la punition d’Allah.

Al-Mukhtasar, abrégé de l’explication du Coran