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Al-Baqarah 236

Verset 236 sur 286 · Médinoise

لَّا جُنَاحَ عَلَيۡكُمۡ إِن طَلَّقۡتُمُ ٱلنِّسَآءَ مَا لَمۡ تَمَسُّوهُنَّ أَوۡ تَفۡرِضُواْ لَهُنَّ فَرِيضَةٗۚ وَمَتِّعُوهُنَّ عَلَى ٱلۡمُوسِعِ قَدَرُهُۥ وَعَلَى ٱلۡمُقۡتِرِ قَدَرُهُۥ مَتَٰعَۢا بِٱلۡمَعۡرُوفِۖ حَقًّا عَلَى ٱلۡمُحۡسِنِينَ ٢٣٦

Et on ne vous reprochera pas de divorcer d’avec des femmes que vous n’avez pas touchées, et à qui vous n’avez pas fixé leur dot (Al Mahr). Donnez-leur toutefois - l’homme aisé selon sa capacité, l’indigent selon sa capacité - quelque bien convenable dont elles puissent jouir. C’est un devoir pour les bienfaisants.1

Traduction : Muhammad Hamidullah (français)

1 Mahr: il n’y a pas de terme pour traduire ce que le Coran nomme tantôt farida tantôt ṣadāc ou ajr connu généralement comme mahr La femme possédant une personnalité juridiquement complète, peut en effet posséder en toute propriété des biens sur lesquels ni ses parents ni son mari n’ont aucun droit, pas même de regard. Il ne s’agit donc là ni de la dot, ni du douaire, connus en Occident.

Mot à mot

Le sens et la prononciation de chaque mot

  1. لَّا(Il n’y a) aucunlā
  2. جُنَاحَpéchéjunāḥa
  3. عَلَيۡكُمۡà vousʿalaykum
  4. إِنsiin
  5. طَلَّقۡتُمُvous divorcezṭallaqtumu
  6. ٱلنِّسَآءَles femmesl-nisāa
  7. مَاquemā
  8. لَمۡne paslam
  9. تَمَسُّوهُنَّvous [les] avez touchéestamassūhunna
  10. أَوۡouaw
  11. تَفۡرِضُواْvous avez fixétafriḍū
  12. لَهُنَّpour elleslahunna
  13. فَرِيضَةٗۚune obligation (=le mahr).farīḍatan
  14. وَمَتِّعُوهُنَّEt approvisionnez-les,wamattiʿūhunna
  15. عَلَى(est obligatoire) auʿalā
  16. ٱلۡمُوسِعِ[le] richel-mūsiʿi
  17. قَدَرُهُۥ(de donner selon) sa capacitéqadaruhu
  18. وَعَلَىet (est obligatoire) auwaʿalā
  19. ٱلۡمُقۡتِرِ[le] pauvrel-muq'tiri
  20. قَدَرُهُۥ(de donner selon) sa capacité,qadaruhu
  21. مَتَٰعَۢاdes biensmatāʿan
  22. بِٱلۡمَعۡرُوفِۖavec le convenable,bil-maʿrūfi
  23. حَقًّا(étant) un devoirḥaqqan
  24. عَلَىauxʿalā
  25. ٱلۡمُحۡسِنِينَ[les] bienfaiteurs.l-muḥ'sinīna

Tafsir

Vous ne commettez pas de péché en répudiant vos épouses avec lesquelles vous avez conclu un acte de mariage avant d’avoir des rapports intimes avec elles et avant de déterminer le douaire que vous allez leur remettre. Si vous les répudiez dans cette situation, vous n’êtes pas tenus de leur remettre le douaire, mais vous devez leur faire don de quelque chose afin de les consoler, en fonction de vos moyens. Ce don est une obligation pour tous ceux qui se veulent bienfaisants dans leurs agissements et leurs transactions.

Al-Mukhtasar, abrégé de l’explication du Coran