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Al-Ahzab 4

Verset 4 sur 73 · Médinoise

مَّا جَعَلَ ٱللَّهُ لِرَجُلٖ مِّن قَلۡبَيۡنِ فِي جَوۡفِهِۦۚ وَمَا جَعَلَ أَزۡوَٰجَكُمُ ٱلَّٰٓـِٔي تُظَٰهِرُونَ مِنۡهُنَّ أُمَّهَٰتِكُمۡۚ وَمَا جَعَلَ أَدۡعِيَآءَكُمۡ أَبۡنَآءَكُمۡۚ ذَٰلِكُمۡ قَوۡلُكُم بِأَفۡوَٰهِكُمۡۖ وَٱللَّهُ يَقُولُ ٱلۡحَقَّ وَهُوَ يَهۡدِي ٱلسَّبِيلَ ٤

Allah n’a pas placé à l’homme deux cœurs dans sa poitrine. Il n’a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant] : "Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère." Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c’est Lui qui met [l’homme] dans la bonne direction.1

Traduction : Muhammad Hamidullah (français)

1 «Le dos de ma mère»: l’une des formules de divorce chez le Bédouin arabe.

Mot à mot

Le sens et la prononciation de chaque mot

  1. مَّاN’mā
  2. جَعَلَa (pas) faitjaʿala
  3. ٱللَّهُAllâhl-lahu
  4. لِرَجُلٖpour un hommelirajulin
  5. مِّن[de]min
  6. قَلۡبَيۡنِdeux cœursqalbayni
  7. فِيdansfī
  8. جَوۡفِهِۦۚson intérieur.jawfihi
  9. وَمَاEt ne paswamā
  10. جَعَلَIl a faitjaʿala
  11. أَزۡوَٰجَكُمُ(de) vos épousesazwājakumu
  12. ٱلَّٰٓـِٔيqueallāī
  13. تُظَٰهِرُونَvous divorcez en comparant au dos de votre mèretuẓāhirūna
  14. مِنۡهُنَّd’ellesmin'hunna
  15. أُمَّهَٰتِكُمۡۚvos mères.ummahātikum
  16. وَمَاEt ne paswamā
  17. جَعَلَIl a faitjaʿala
  18. أَدۡعِيَآءَكُمۡ(de) vos fils adoptésadʿiyāakum
  19. أَبۡنَآءَكُمۡۚvos fils.abnāakum
  20. ذَٰلِكُمۡCela (est)dhālikum
  21. قَوۡلُكُمvotre paroleqawlukum
  22. بِأَفۡوَٰهِكُمۡۖpar vos bouches.bi-afwāhikum
  23. وَٱللَّهُEt Allâhwal-lahu
  24. يَقُولُdityaqūlu
  25. ٱلۡحَقَّla véritél-ḥaqa
  26. وَهُوَet Ilwahuwa
  27. يَهۡدِيguideyahdī
  28. ٱلسَّبِيلَ(vers) la voie.l-sabīla

Tafsir

Tout comme Allah n’a pas n’a pas créé deux cœurs dans la poitrine d’un homme, Il n’a pas donné le même degré d’interdiction aux épouses et aux mères, ni n’a donné aux fils adoptifs le même degré de parenté qu’aux fils biologiques. Le ẓihâr( ), qui consiste à ce que l’époux déclare que son épouse lui est désormais illicite, ainsi que le tabannî (l’adoption plénière) sont deux traditions de la période préislamique que l’Islam a abrogées. Le ẓihâr et le tabannî ne sont au final que des paroles que vous prononcez et qui n’ont aucune réalité puisque vos épouses ne sont pas vos mères et les fils que vous adoptez n’ont aucun lien de parenté avec vous.

Al-Mukhtasar, abrégé de l’explication du Coran